Vie syndicale SNEP-FSU
de l'académie de Lille

Dernière mise à jour le 11 novembre 2018

Année 2018 - 2019

CTA du 6 novembre 2018 : carte des spécialités dans les lycées
Le 19/10/18

Déclaration FSU CTA du 06 novembre 2018 (pdf 106.3 Ko)

Opacité des critères de choix, arbitraire et absence de prise en compte des choix des personnels ont présidé à l’élaboration de la carte de formation.

Des représentants du SNEP-FSU et de la FSU ont participé au Groupe de travail sur la carte des enseignements de spécialité et des options, organisé par le Rectorat le vendredi 19 octobre 2018. Il s’agissait de dialoguer autour de l’implantation de ces enseignements dans les différents lycées de l’académie à la rentrée 2019, dans le cadre de la réforme du Lycée, et suite aux remontées des « vœux » des établissements début octobre.

Le Rectorat n’ayant pas fait parvenir de documents préparatoires permettant d’analyser les situations en amont, les représentants de la FSU ont surtout insisté sur des aspects généraux : faible diversité des langues vivantes ayant le statut de « spécialité » ; nécessité de vérifier l’implantation de certaines options technologiques (ou plus précisément leur absence parfois surprenante) ; demande de clarification sur les sections européennes (non incluses dans les documents transmis, mais traitées à part, d’après le Rectorat) ; inquiétude sur l’absence de certaines spécialités dans certains bassins ou uniquement dans le privé.

Le travail s’est poursuivi en CTA le mardi 6 novembre 2018.
Comme au GT du 19 octobre 2018, nous avons relayé toutes les demandes remontées par les syndiqués à la suite de notre mail du 3 octobre et du GT.

Vous trouverez la carte de formation retenue par le Rectorat pour toute l’académie de Lille.

Lors du CTA, vos élus (issus des dernières élections professionnelles) ont dénoncé cette réforme qui placera non seulement les élèves, leurs familles en difficulté (quel parcours choisir ?) mais aussi tous les personnels en raison des difficultés d’organisation qu’elle engendrera inévitablement et des pressions qu’elle fera peser sur les collègues (nouveaux programmes, emplois du temps dégradés, évaluation permanente avec conséquences sur les progressions de cours...).
Ils ont dénoncé aussi l’opacité des critères de choix retenus par le rectorat qui ne prend guère en compte le nécessaire équilibre de l’offre de formation dans l’académie.
La réponse du Rectorat est parfois que cela n’a pas été demandé par les établissements, parfois que le vivier ou la ressource ne sont pas présents. A vérifier.


Déclaration FSU au CAEN du 26 octobre 2018
Le 26/10/18

Déclaration FSU (pdf 307 Ko)


Déclaration FSU au CTA du 18 septembre 2018
Le 18/09/18

Madame le Recteur, Mesdames messieurs membres du CTA

Alors même que l’ensemble des personnels viennent d’effectuer leur rentrée – souvent dans des conditions détériorées par rapport à la précédente – le ministre de l’Éducation Nationale, Jean-Michel Blanquer s’est réjoui il y a peu d’une rentrée techniquement réussie – comme souvent avant lui ses prédécesseurs – nous mettant même un 18/20, anticipant peut-être ainsi la fin de l'évaluation par compétences et le retour aux notes chiffrées ?

En attendant, après le tour de passe-passe de décembre dernier et les 2 600 suppressions d’emplois de stagiaires au budget 2018, annoncées comme sans effet (notre académie a pourtant bien senti les effets des 136 ETP en moins à la rentrée 2018), notre cher ministre vient d’annoncer ce dimanche la suppression de 1 800 postes au budget 2019 dans son ministère ! Mais réjouissons-nous, elles ne concerneront, je cite, « que le second degré et les services administratifs » Alors à combien de suppressions de postes le second degré de l’académie de Lille doit-il s’attendre en décembre prochain ? Et il ne s’arrête pas là : si nécessaire, il donnera toute latitude aux chefs d’établissements pour imposer une deuxième heure supplémentaire aux enseignants pour compenser le manque d’heures-postes. Vive l’autonomie des établissements !

Quoi qu'il en soit, les annonces en forme d’autosatisfecit ne suffisent pas : dans nos établissements, les conditions de travail se dégradent au gré des rentrées par le manque de moyens en vie scolaire qui favorise l'augmentation des incivilités, par le manque d'agents surmenés depuis la suppression des contrats aidés, sans compter les effectifs d'élèves qui atteignent des records dans certaines classes : 35 et + en lycée, 30 voire plus en collège ou les enseignements non assurés – en allemand ou dans certaines disciplines technologiques par exemple…. Comment dans ces conditions, Madame le Recteur, atteindre les objectifs fixés dans le projet académique ?

Et qu'en sera-t-il de la rentrée 2019 lorsque les 1 800 suppressions se traduiront dans les DHG des établissements en janvier ? « Heureusement », la réforme du lycée arrive à point nommé ! Finalement, l'histoire donne raison à la FSU et à sa dénonciation d'une réforme qui se veut avant tout comptable, puisqu'elle a été réfléchie en volumes horaires avant de s'intéresser aux contenus. Les semaines et les mois qui viennent vont être très tendus en raison de l'incertitude qui plane sur de nombreux enseignements et la méthode employée par le ministère pour déterminer la carte des formations de ce nouveau lycée. Au-delà de la négation du dialogue social associée à cette méthode, cette dernière fait craindre aux personnels les pires conséquences : disparitions d’enseignements, de spécialités, mutualisation et rationalisation de l’offre de formation existante, suppressions de postes, effectifs pléthoriques… bref une approche purement libérale et comptable de l’enseignement qui n’est pas sans rappeler les heures sombres de la RGPP.
La FSU, s’engage d’ores et déjà dans les établissements avec les personnels pour les informer des projets à venir et luttera pour maintenir l’offre de formation existante et l’enrichir ; l’enjeu est de permettre à chaque élève d’accéder à une formation de son choix dans son établissement ou dans l’établissement public le plus proche pour les formations technologiques et/ou spécifiques mais aussi celui du maintien des postes et du risque de hiérarchisation accrue des lycées.

En ce qui concerne le 1er degré, d’une part la dotation pour cette rentrée, insuffisante au regard des besoins de notre académie, n’a même pas couvert la mise en place des CP et CE1 dédoublés et d’autre part le contenu et les modalités de passation des évaluations CP et CE1 questionnent grandement. C’est pourquoi le SNUipp-FSU a appelé les équipes à reprendre la main sur l'évaluation, acte inhérent à la fonction d'enseignant, et à ne pas saisir les réponses mais davantage faire remonter les besoins de terrain : baisse des effectifs, RASED, « plus de maîtres que de de classes », aide administrative, par exemple.
De même, il serait temps de s’interroger sur la question des moyens octroyés pour la mise en place du plan Vigipirate. Vos services ont demandé aux écoles de remplir une enquête demandant impérativement des numéros de portable. Or la grande majorité des écoles n’en possèdent pas sauf à utiliser les téléphones portables personnels, ce qui n’est pas admissible.

Pour en venir à l’ordre du jour qui nous est proposé aujourd’hui c’est à dire l’examen des projets d’arrêtés relatifs à la composition des CAPD, CAPA et CCP, il est l’occasion pour la FSU de rappeler, brièvement – compte-tenu de l’horaire choisi pour la réunion de l’instance – son rejet du projet de « suppression du paritarisme » envisagé par le gouvernement et dénonce la sortie du statut dérogatoire des CPE et Psy edu qui a pour conséquence immédiate la diminution du nombres de commissaires paritaires pour ces deux corps. Pour notre fédération, il ne s’agit ni plus ni moins que de faciliter une « déconcentration managériale » de la Fonction publique en cohérence avec le projet de fusion des académies – projet dont on ne sait l’avancée à ce jour et dont on dénonce les conséquences depuis le début.
L’opposition de la FSU se manifestera notamment le 3 octobre prochain à Paris à l’occasion d’une journée de rassemblement de ses candidats aux élections professionnelles mais surtout, le 9 octobre, lors d’une journée de grèves et de manifestations pour contester des réformes libérales et destructrices pour le service public et les élèves.